De Gascogne en Manche...

été 2011

Bonjour à tous,
L’été se termine, et aujourd’hui c’est « LA rentrée », moment intense pour les uns ou transparent pour les autres, mais c’est le bon moment pour lire les nouvelles de l’été, des Pen Duick, et puis ça apporte de l’air frais a tous ceux qui liront cette lettre au bureau, mais…shuuut !
Pour ce faire, je donne la parole à des membres de l’Association, Jean-Yves et Philippe (d’aucuns se souviendront des envolées lyriques de Philippe dans « La lettre de Méditerranée en 2009 ») et Yves Le Bris.

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Cinq PEN DUICK POUR FÊTER LES 4 SIECLES DE CORDOUAN

1611 Le phare de Cordouan allume sa lanterne pour la première fois depuis cette date il guide les marins à l’entrée de l’estuaire de la Gironde. Pour fêter les 4 siècles de ce monument historique ; qui mieux que les Pen Duick pouvait honorer ce Versailles de mer.
La semaine du 11 juillet, 5 Pen Duick ont fait escale à Royan à l’invitation de son maire pour fêter cet anniversaire.
Toutes voiles dehors laissant Cordouan sur tribord les 5 Pen Duick sont entrés le 11 juillet dans l’estuaire de la Gironde longeant en parade les plages de Royan un spectacle superbe pour les milliers de touristes au soleil sur les plages, comme l’on confirmé les organisateurs de cet anniversaire le soir lors du pot d’accueil des équipages qui accompagnaient Jacqueline Tabarly notre présidente
Cet engouement s’est prolongé dès le lendemain matin au regard des centaines de personnes attendant le long du quai, de pouvoir visiter les Pen Duick. Pendant plusieurs heures, Gérard Petipas, Jean-Pierre Couteleau, Denis Löchen et Mariannick Buffard ont avec patience guidé les visites répondant aux multiples questions sur l’histoire, les performances, les caractéristiques des 5 navires et bien sûr les grands moments de l’épopée d’Eric Tabarly. Pendant quatre jours le succès n’a pas faibli ; les plus anciens retrouvant leur adolescence et les rêves qu’Eric leur a donnés, les plus jeunes comprenant la passion de leurs parent ou grand parent pour les exploits du marin.
Chaque jour, pour quelques dizaines de privilégiés invités de notre partenaire et mécène Banques Populaires ce fut le bonheur de naviguer sur un Pen Duick pendant plusieurs heures et de voir de plus près le Phare de Cordouan.
Le mardi matin la sortie fut magique les 5 Pen Duick rejoignant le Belem pour l’escorter dans l’estuaire jusqu’à son mouillage au milieu de la baie de Royan
La visite du phare fut la récompense des skippers et des équipiers, mercredi matin navigation humide jusqu’au banc de sable et marche pour atteindre le bien nommé roi des phares et phare des rois. Dernier phare habité en France son gardien fut un parfait guide de ce château phare, c’est Versailles avec la chambre du roi, les marques de Louis XIV, la Chapelle Notre dame de Cordouan où de jeunes choristes offrirent un concert, leur voix embrasant l’édifice de la base à la lanterne. Il faut gravir 311 marches pour atteindre le sommet et admirer le magnifique panorama sur l’estuaire de la Gironde les côtes girondines et charentaises.
Si vous cherchez un trésor notez ces coordonnées 45°35’,2 N –1°10’,4W .de nuit 3 occultations toutes les 10 secondes visibles à 40 km.

Jean-Yves Le Huédé
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Ce récit serait incomplet si je ne vous disais que notre souriant secrétaire Général Jean-Pierre Couteleau et votre serviteur furent à cette occasion intronisés "Chevaliers" dans l’ordre de "La Confrérie du Franc Pineau" …santé !

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AUTOUR DES COTES BRETONNES SUR PEN DUICK III,
au solstice puis, plus tard, dans la douceur humide de l’été.
Il s’agissait de convoyage, vers ces événements localement importants quand notre arrivée même est évènement : un art tout en finesse car plutôt mettre le moteur que de ne pas faire l’horaire, mais aussi plutôt mouiller dans une anse repérée d’avance que décevoir les organisateurs par une arrivée précoce .
A Concarneau fin juin, le temps d’une virée à la superette, l’accueil du Skipper, Erwan, transforme en un équipage soudé, quatre individus de bonne composition : une potière à terre et skipper en mer, (quelques beaux réflexes marins, des recettes savoureuses, et une gaité communicative, une recrue de choix) mais aussi un charpentier de marine : impressionnante puissance en action sur les winchs ; et encore un tandem d’équipiers moins remarquables mais prêts à bien des heures de barre, et à quelques travaux ancillaires, pour savourer ces moments en mer toujours exceptionnels.
Un peu de naïveté de ma part quand je cru pouvoir attendre d’être au large pour passer la tenue : le premier paquet de mer se prit par le travers de la Cité….Beau départ, tout dessus, WNW 5, pointes à 6, leçon de géographie bretonne, bâbord amure. Erwan doit passer prendre du matériel à Lorient. Belle entrée dans La Base, nous nous prenons pour un équipage de pros à l’entrainement. Passer en revue ces multicoques en préparation montre les radicales mutations des matériels, et interroge sur les stratégies qui sous-tendent la dynamique de ces monstres marins. A leur ponton les Pen Duick, qui eux aussi furent intuitions et audaces d’Eric Tabarly, semblent des modèles d’équilibre, de sérénité.
Départ matinal, pour une étape en forme de question de cours : « De Lorient à La Trinité vous servirez l’apéro et le ragout en fonction de l’heure de la renverse à la Teignouse ». Un vent portant encore appréciable, et la joie de nommer sous la belle lumière d’un après-midi de juin ces amers mythiques si souvent recherchés, craints ou espérés : Roches Noires, Birvideaux, Poulains, de la remontée de Quiberon au salut aux trois iles, c’est un parcours initiatique à refaire régulièrement. Entrée à La Trinité en affalant au plus tard. Quai Caradec nous nous amarrons prés de nos pairs.
La troisième étape devait nous permettre de rejoindre la Turballe, où, chaque année, la communauté des hommes de mer, pécheurs d’abord, mais aussi plaisanciers et sportifs, unissent leurs efforts pour embarquer des pensionnaires de l’Etablissement médical de Pen Bron, cette Pointe d’où ceux qui portent des handicaps génétiques ou accidentels voient la mer ; une fois l’an ils montent à bord. Beaucoup de soin, de dévouement, de logistique pour la sortie de La Turballe à Arzal, en Vilaine. Et le III était à sa place parmi ces beaux gréements. Il me revint ensuite que la présence de Pen Duick III pour embarquer les malades avait été fort appréciée par les bénévoles de cette belle tradition. Ce soir-là nous étions chez nous, et le diner de l’équipage eu lieu à la maison, pour varier les lieux d’un dialogue animé.
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Plus tard en saison, fin juillet, le temps avait viré, et à la fin des Voiles de Légende de La Baule le bateau et son skipper se sentaient un peu seuls dans l’efficace port de Pornichet, un peu loin des difficiles entrées à mi marée dans le Port du Pouliguen après les régates. Nous fumes heureux de nous retrouver pour sortir Pen Duick III de cette cage dorée et l’emmener pour remonter la Rivière de Morlaix le 30 juillet, autre rassemblement d’icônes marines. L’équipage était nombreux et pressé d’en découdre, on déborda du ponton moins de 5 minutes après l’arrivée de l’avitaillement à quai. Mais il est des maux de mer qui révèlent des maux très terriens, et deux d’entre nous nous quittèrent aux escales. La première étape vers Lorient, vent bien établi au NW 3, 4, mollissant, nous permis de virer des bords devant Batz et Le Croisic. Là où la côte s’abaisse entre ces deux bourgs, l’océan semble se prolonger dans le Traict des marais salants et forme à marée haute comme une plage au pied de la Collégiale de Guérande. Un peu longuette cette étape : la visibilité décrut avec le vent, rien de grave, mais une de ces navs’ ou il faut veiller pour franchir élégamment des obstacles toujours bout au vent. Avons-nous terminé au moteur ? Je n’ai pas relu le livre de bord, il vous le dira. Le lendemain démarrait mieux, Groix à bâbord. Un de ces catas de la base sortit avec nous, et comme nous s’encalmina au bout de cette Ile. Longue sont les baies, bout au vent avant la pointe de Bretagne. Ambiance convoyage : le bateau sera dans les temps à Morlaix, quel que soit la longueur de la baie d’Audierne, l’après-midi, la soirée, la nuit virent la brume épaissir. Impressionnant est le Raz, même par temps maniable. Il était prés de minuit quand nous passâmes dans le remous par le travers de La Plate, à quelques mètres de nous sur tribord ; la tourelle n’apparut que quelques instants, comme une ombre grise qui saluait les néophytes du Raz. Premier quart de nuit sérieux, Le Toulinguet était supposé par le travers. Notre skipper, louée soit sa sagesse, décida que traverser l’Iroise et embouquer le Four contre le courant dans la brume et sans vent n’aurait rien ajouté à la gloire de Pen Duick III, et à la nôtre, et fit abattre à tribord. Camaret devait être déjà plein, ce sera Brest, le port du Château, au pied de l’Amirauté.
Cette nuit-là, je n’étais pas seul, à la barre ou aux écoutes de PD III, à ressentir une fierté, dans Le Goulet et devant ses marques de parcours mythiques : entrer sur ce navire dans la Rade de Brest ! Et, quelques heures plus tard, au petit jour, vent et soleil arrière, nous repartîmes tôt, avec la même émotion silencieuse. Dès Le Minou nous retrouvons la brume, plus dense encore que la nuit précédente. Deux voiliers anglais et néerlandais tentent comme nous le Four. Les navires du service public des Iles, et la vedette de gendarmerie, protègent leur trajectoire par le bruit, que la brume amplifie. Le sémaphore donne dans l’humour : « Bien reçu Pen Duick, si vous nous voyez signalez le nous, cela pourrait nous aider »
Il nous fallut entrer en Manche pour trouver la lumière, et un souffle, toujours au NW ; c’est à l’Abervrac’h que cet équipage éclata. Erwan s’était inquiété de ces désertions, légitimes mais gênantes pour sa mission : trois SMS plus tard, un copain, un membre de l’Association, un passionné répondaient présents pour doubler le lendemain l’Ile Vierge et remonter jusqu’à Morlaix : l’équipe de l’Association ne se réduit pas à un équipage, fut il sympathique et de bon niveau. Et le III fut au rendez-vous.
Le bateau a bien navigué cet été, de Gascogne en Manche il a été vu, apprécié. Ces mers sont décidément bien habitées.

Philippe Segretain

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DE ROYAN à HORTA (Açores) SUR PEN DUICK II.

Royan Horta, Juillet 2011, ou 17 jours à bord de Pen Duick II.
L’équipage, dits les stagiaires, posent leur sac à bord le soir du 14 juillet à Royan, et nous pouvons jouir de la paëlla offerte aux Pen Duick, ainsi que du feu d’artifice ! Point météo : fichiers gribs, France Inter, on dit, …De toutes façons pas d’avis de coup de vent en cours ni prévu, et à part le vent dans le pif pour faire route au 240…on s’arrêtera à la Corogne pour faire le plein de frais, et en 10 jours de mer environ on sera dans l’archipel des Açores.
Vendredi 15 juillet au matin, pain frais et plein de gasoil, pour s’extraire ensuite du long chenal de la Gironde, au moteur, jusant de rigueur et vers midi dernière bouée de chenal, on peut mettre le génois, et hop un beau cap au….180, enfin le temps de déjeuner. Jusqu’au soir on remonte vers le Nord, on a compris, ce sera 2 fois la route….
Hélas les modèles prévus par Météo France ne doivent pas suivre, le vent ne tournera pas dans la nuit, et bien au contraire restera WSW pour monter d’un cran. Au petit jour après la première nuit en mer, Trinquette et Artimon, Pen Duick se taille une route facilement avec plus de 30 nds, la mer commence à se former… Journée du 16 juillet, on attendra la météo, pour comprendre que la dépression est sur nous, et que les choix sont bien restreints, sauf à faire route. A la tombée du jour on vire pour faire du Sud et passer la faille du plateau continental.
Deuxième nuit en mer, un grain toute les heures, le vent siffle dans les haubans, une partie de l’équipage s’est muni d’un seau…, le diner est vite digéré. La nuit est plus longue
Dimanche 17 juillet, au petit matin, on est à 2 sur le pont, François monte de temps en temps prendre l’air et un peu de barre, la consigne « abats bien en haut de la vague ! ». Bruno a disparu de la circulation…mais reviendra en soirée, ah mal de mer quand tu nous prends !
David estime à 6 m les creux, l’anémo pointe à 38nds, une ou 2 déferlantes, balaient l’arrière, enlève la perche IOR, etc…. Rien ne décourage David et manœuvre de récupération de la dite perche,... j’attrape par bâbord, à la main, ce machin jaune gonflée d’air, et c’est reparti. On découvre le Skipp…Il est bon.
Mais vous connaissez aussi le Golfe, et Grand Jacques, Erwan et tutti quanti, ne croyaient pas si bien plaisanter : « Alors une belle br… vous attends ?.... » et autres calembours,….

Bon alors, on fait route sur Gijon 80m plus bas ? « Allez tout le monde récupèrera et le vent tournera bien…et puis on fera du frais ; au fait Gerfault (Ketch de la classic Douarnenez Horta) y va aussi ils ont une avarie ; P… ça bastonne aussi plus au nord, dans la flotte de la classic , 3 abandons,… ». On a eu l’organisateur au téléphone…
David le contactera tous les midis, pour donner notre position, grâce à l’Inmarsat, outil récemment acquis, qui se substitue à la balise Argos dont les autres bateaux de la course sont équipés. Pen Duick est bien préparé, et cela mérite d’être souligné.
Le Dimanche 17 juillet au petit jour, route au 200 environ, et à minuit nous amarrons Pen Duick au ponton visiteur, pour un repas chaud et une nuit de récupération. Belle entrée en matière. Le golfe de Gascogne est fidèle à sa réputation, et…Pen Duick aussi. C’est sur qu’Eric l’avait dessiné pour de l’atlantique Nord, pas les alizées…D’ailleurs à moins de 15 nds, la courbe polaire doit pas être bien gonflée. «Quel canot'» me dis-je en mon fort intérieur, sans GV, dans la piaule manœuvrer comme ça, c’est bien calculé !
Capitainerie du port de Gijon, Pen Duick est déjà enregistré, Gwen y est passé un jour, plein de douches, eau, repos, frais, et un beau miroir pour se raser à bord !!! Quel classe cet équipage. Bruno, à mentionner, est équipé d’un rasoir électrique !!! du jamais vu, il aurait presque un générateur dans son sac ce garçon ! Enfin un diner à une table de restaurant, et un verre au bar de nuit du coin !!! Il pleut dru cette nuit la, et le vent ne mollit pas.
Mardi 19, 12h un bateau des douanes nous accompagne jusqu’à la sortie du môle, nous et Gerfault, ils nous saluent, petit contrôle visuel, respect, et nous envoie un bulletin météo en anglo espagnol ! On comprend vaguement « force 6 / 7 sur Finistère » !
13h, la voile d’artimon se déchire de bout en bout au niveau de la deuxième latte….Plan couture, à mer ou à terre en vue…Mais regardez ce beau bout de toile fluo orange gréé pour nous permettre de continuer la route, ce n’est pas beau ça ? Allez réparation à la Moitessier, David ne recule devant rien, et la nuit nous amènera toujours de l’Ouest, ça ne tourne toujours pas au Nord…Nuit à tirer des bords, on passe le cap Penas, et le lendemain matin, on commence à distinguer Estaca de Barres. Un peu de soleil, enfin pour le déjeuner, depuis 4 jours on n’en n’avait pas vu…Mais, mais, en soirée grain, temps bouché, on approche du Cap Ortegal, on le passe, mais ça recommence, et puis la voile d’artimon, en réparation ...coups de boutoir aiguille à la main, ce n’est pas terrible ! Gerfault un peu derrière nous, décide de passer la nuit dans la ria de Viveiro. On le rejoint, et l’entrée large, fait à partir de la routière est parée aisément ; le soir on consulte les grib’s, chargés par Gerfault qui nous indiquent un passage des vents au NNW, dans la nuit ; on ne sait plus y croire, on verra demain.
Jeudi 21, 10h on dérape, et enfin cap au 270, sans coup férir…1000 miles à courir !!! Droit devant, enfin on a «dégolfé » ! Maudits vents de SW !!! On aura fait 80/90h de près depuis Royan et 500 miles environ,
à 18h on aura la Corogne dans le 180, avec un cap au 255, indiqué par le GPS pour Horta. Mais pas de couché de soleil, pas d’étoiles, oh !!!! Faut pas trop demander quand même, on vient de quitter l’Ecosse du Sud…..
Passons aux choses plus sérieuses, les menus, la cave, d’abord une bonne bière, méritée et on démarre par une belle omelette pomme de terre, arrosé du cubi de Bourgueil, et à 22h début des quarts, avec un café expresso quasi «made in Italia» Tutto bene !!!!!!!!! Cette nuit de 22h à 8h, on avale 80miles, ciel bas, seul dans la nuit avec PenDuick II entre les mains, c’est magique.
Volet sécurité : David, nous présente les procédures, les équipements, et les bidons étanches de survie sont préparés.
Samedi 23, à plus de 200miles dans l’WSW du cap Finistère, nouveau record sur 24h ce samedi 23, 174milles…
Dimanche 24, 11h du matin, Ciel gris, crachin, le vent tombe à 15nds passe au NNE, nuit d’encre, on dort mieux, on fait avancer le bateau, alors on envoie le spi, non ! LES spis oranges et noirs en «trinquette jumelles», voile d’étai, enfin de l’art, Bateau d’une autre époque, on se sent bien à la barre !!!!!
Lundi 25, vents de 6 à 10nds, on envisage une arrivée sur Horta vers jeudi, le baro est stable à 1030mb, les Corsaires du Levant de Perez Reverte me tiennent compagnie, un premier point astro avec l’aide de David, premiers intercepts à 35m, le deuxième à 2m, c’est mieux, travaux de cuir pour David et François, Bruno lit Vito Dumas et projette de modifier son Maraudeur….les iliens de Houat n’ont qu’à bien se tenir cet hiver… A 18h, Horta est à 370m devant ! On a quand même mis les shorts !
27 juillet, Journée avec peu de vent, il est au dessus de nous l’ANTICYCLONE, on réalise la signification réelle de ce mot, l’esprit divague, repos, nav, réglages, cuisine et la journée est passée. Cette nuit on atterrira sur Terceira la plus au NE de l’archipel, car le Vetus nous pousse à 3,5 nds à 2400 trs/mn…l’hélice à «pitch» moderne a une trainée si faible…..les commerciaux sont bons, mais la technique, ….
7éme journée en mer bouclée ce jeudi 28 juillet à 9h du matin, 920miles derrière nous, pas mal non ? Quand un anglais au ponton de Terceira nous envoie promener, «so british»….on se mettra à couple d’un Bavaria «françois», plus aimable !!! à 14 h TU, (et locale) on repart, risée Vetus, vers Horta, 80 m plus loin.
Nuit du 27 au 28 juillet, visi. inférieure à 1m, heureusement pas de navigation dans le canal saint Georges, un pêcheur dans la nuit, beaucoup de dauphins, le soir et le matin, et au lever du jour, arrosage de bruine sur le pont, les cirés à rincer, le Mont Pico, la tête dans les nuages, «il a une tête de camionneurs» me dit Bruno toujours poète, après ces heures au moteur, mais on est heureux, Pen Duick II revient à Horta 47 ans après, nous dit David, on est fier.
Accueil à Horta, 14h locale du vendredi 28 juillet : Une fête en l’honneur du Pen Duick, Bravo, casseroles, applaudissements, le ketch noir est à l’honneur, et nous on bénéficie d’une bonne bière bien fraîche, en attendant les sardine grillées de ce soir au club house de Horta avec les équipages de la classic!
Gwen met pied à bord, questionne David, le retour en course Classic Douarnenez Horta, …tu verras, nous on a tout eu, où presque, mais tes bouteilles de vin se sont cassées dans la piaule, dommage !
Au revoir, Pen Duick II, sur un autre parcours, un Belle île-Santander pour faire revivre les grands moments ? Le III sur une autre Classic ?
Ce fut un succès et l’Association et l’ENVSN le méritent bien !

Yves Le Bris, de Paris, La défense, atterrissage dur dur…, ce 3 aout 2011
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A bientôt dans une prochaine Newsletter ou je vous conterais sans doute le retour de Pen Duick II, de Horta à Quiberon.
Bon vent à tous,
Denis

http://www.asso-eric-tabarly.org


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