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Un CIN en alternance pour insérer les jeunes et renouveler les équipages


Avec la présentation du CIN, Certificat d’initiation nautique, validé dans le cadre d’un contrat de professionnalisation, c’est un coup de projecteur important qui est donné sur un dispositif de formation existant mais méconnu, ce jeudi 11 septembre au Lycée professionnel maritime du Guilvinec. La formation en alternance en entreprise apporte une double réponse : elle représente un moyen pour les armements de pêche, de pallier à leurs difficultés de recrutement et elle permet de favoriser l’insertion professionnelle et l’accès à un emploi qualifié de matelot pour les jeunes et demandeurs d’emploi.

Ouverture fin septembre 2014

D’abord positionné sur l’apprentissage qui apporte d’excellents résultats depuis 5 ans, le Lycée professionnel maritime du Guilvinec a souhaité élargir son offre à destination d’un nouveau public en recherche d’insertion professionnelle. Convaincu de l’intérêt d’un tel dispositif parfaitement adapté aux armements de pêche artisanale - dont Le Guilvinec est le premier port français avec sa centaine de navires - Philippe Bothorel, directeur du  lycée maritime, a réuni les professionnels et les partenaires de l’emploi et de la formation maritime en juin dernier. L’objectif était de les informer et d’évaluer les conditions d’ouverture de la formation. Les armements du quartier maritime du Guilvinec ont répondu favorablement et sur les 12 candidats, la moitié a déjà un contrat en cours avec un employeur. La formation, qui requiert un minimum de 8 stagiaires, devrait ouvrir au lycée professionnel maritime du Guilvinec dès la fin de ce mois de septembre.

50% des diplômés restent à la pêche

« Grâce à l’ouverture de cette formation au Guilvinec, nous allons traiter plus d’une quarantaine de dossiers par an à l’échelle nationale. C’est une progression constante et positive pour une formule qui touche un public de demandeurs d’emploi peu ou pas diplômés et qui implique la mobilisation de professionnels ayant la connaissance de la filière et des entreprises. Nous nous appuyons sur des personnes de terrain : coordinateurs de formation continue ou permanents d’associations relais », explique Gaëlle Costiou, conseiller grands comptes en charge de la section pêche et cultures marines de l’Agefos-pme (SPP PCM). « Le coût de la formation est intégralement financé, conformément à l’accord de branche pêche. Les employeurs bénéficient de nombreuses aides à l’embauche. Le dispositif est très efficace et nous savons qu’au moins 50% des personnes diplômées restent à la pêche, » ajoute Gaëlle Costiou.

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